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Les spécificités du territoire

 

Captages en surface : une eau moins pure…

Contrairement à d’autres territoires, la communauté urbaine ne dispose pas de ressources souterraines en eau (nappes phréatiques ou fluviales). Elle est donc contrainte de capter son eau en surface. L’eau puisée en sous-sol est plus « pure » que celle captée en surface, qui contient davantage d’impuretés.

=>  En conséquence, l’eau captée en surface nécessite davantage de traitements que l’eau puisée en sous-sol pour être rendue potable. Ces traitements complexes ont un impact sur le prix de l’eau (*).

 

… qui exige des équipements plus complexes

Les traitements pour rendre potable l’eau captée en surface nécessitent des équipements complexes.

De plus, le territoire de la communauté urbaine est en grande partie rural et donc particulièrement étendu (640 km²), ce qui implique des réseaux eux aussi étendus pour desservir la majeure partie des habitants.

En raison de ces deux facteurs, la communauté urbaine doit être dotée d’équipements particulièrement nombreux et complexes :

  • 5 barrages,
  • 2 usines d’eau potable et d’assainissement (la Sorme et la Couronne),
  • 31 réservoirs,
  • 2 200 km de réseaux (1 200 km pour l’eau potable et 1 036 km pour l’assainissement)…

=>  En conséquence, des investissements réguliers et importants sont nécessaires pour entretenir et moderniser ces équipements.

 

 

Une consommation relativement faible pour des équipements étendus

Le caractère en partie rural du territoire se traduit par une densité relativement faible de la population, et donc un nombre d’usagers limité.

=>  En conséquence, la consommation d’eau est également relativement faible par rapport à l’étendue des installations. Les recettes générées (prix payé par les usagers) pour l’exploitation et la maintenance des équipements sont donc elles aussi relativement faibles, ce qui pèse sur le prix de l’eau et de l’assainissement (*).

A titre d’exemple :

  • Le réseau d’eau potable d’une grande agglomération bourguignonne (1 270 km) est comparable à celui de la communauté urbaine (1 200 km). Mais cette agglomération vend près de 20 millions de m³ d’eau par an contre 4,2 millions de m³ pour la communauté urbaine. Les recettes de cette grande agglomération sont donc potentiellement près de 5 fois supérieures à celles de la communauté urbaine pour un réseau similaire.
  • Le réseau d’assainissement de cette grande agglomération (1 013 km) est comparable à celui de la communauté urbaine (1 036 km). Mais cette agglomération assainit plus de 26 millions de m³ d’eau par an contre 9,2 millions de m³ pour la communauté urbaine. Les recettes de cette grande agglomération sont donc potentiellement près de 3 fois supérieures à celles de la communauté urbaine pour un réseau similaire.

 

En conclusion, plusieurs caractéristiques du territoire communautaire (traitements complexes de l’eau captée en surface, ampleur des équipements, densité de population relativement faible limitant les recettes) contribuent à peser sur le prix de la production d’eau potable et de l’assainissement indépendamment des modes de gestion des services de l’eau et de l’assainissement.

 

(*) Le « prix de l’eau » : ce qu’on appelle improprement le « prix de l’eau » ne porte en fait pas sur le prix de l’eau stricto sensu (l’eau est gratuite) mais sur le service lié au cycle de l’eau : purification, stockage dans des réservoirs, acheminement jusqu’au robinet, traitement des eaux usées.